10 novembre 2007
« C’était juste une ombre, c’était juste une silhouette qui ressemble à toi »
« Je est
un autre » mais qui es-tu ?
Plus que tout, souhaiter te revoir, te
re-trouver mais même présent tu n’es qu’illusion.
Ta voix, que
je ne connaissais plus depuis quelques temps, est si bien imitée aujourd’hui.
Elle a retrouvé tes accents, nos codes, nos jeux, les sourires qui nous
appartiennent encore. Tes mots se délectent des milles mensonges qui te
composent et se réfugient dans les cicatrices ouvertes de mon amour.
Ton corps
amaigri a l’air si vrai, je l’inspecte, je vérifie, je veux reconnaitre tes
signes, ceux que j’aime. Je m’accroche à une fée, me perds dans les grains de
beauté que tu semais dans ma vie. Je veux m’enfouir dans ton odeur, je la
trouve un peu changée, je ne comprends pas qu’elle est chargée d’ailes.
T’enfuir toujours. Te fuir, me perdre. Toujours lire tes doubles sens.
Tes doutes
se cognent à la certitude de mes sentiments. Tu te réchauffes de ma patience.
Tu me manipules avec précaution. Tu me préviens par cette phrase devenue mon
talisman « ne me fais pas confiance », elle me protège quand je
baisse ma garde, elle est notre règle.
Je passe
ma main sur ton front, comme un rituel, pour exorciser tes inquiétudes, apaiser
tes peurs. Je veille sur ton sommeil, je protège tes réveils. Je m’occupe de ton
entourage. Mon téléphone n’est que le reflet de ton répertoire. Je suis le lien
entre toi et ton monde qui ne me respecte pas. Un goût amer me déchire la
bouche. Pas de répit, je range la colère qui me brûle les lèvres. Je me mets en
veilleuse. Devenir courbe, laisser glisser tes autres sur moi. Retrouver les
miens, là où je peux déposer les armes.
Etre
consciente que tu es une chimère. Un reste effiloché d’un rêve dans lequel tu m’as
plongée. Ouvrir les yeux, et rester, dernier pari, ultime preuve d’amour.
06 novembre 2007
Au ciné...
Le premier cri ou le murmure de la vie. Ce documentaire comme un conte résonne dans mon cœur en mille et une douceurs. Dans ces accouchements, mon regard s’arrête moins sur ces petits êtres rouges et hurlant que j’ai du mal à appréhender. Mon œil admire ces femmes. Leur force dans leur sérénité. Elles savent. Elles ont ce savoir dans le sang. Elles ont ce savoir animal. Leur corps fait sens. Leurs courbes incongrues dessinent les couleurs du temps.
Chacune a sa manière : sur le sable chaud du désert, dans la bulle ouatée d’une maternité, au milieu du froid sibérien, engloutie dans un hôpital sans fin, en communion avec les dauphins, perdue dans les labyrinthes de couleurs…Toutes sont uniques. Chacune a ses rites, ses croyances, ses désirs. Toutes se ressemblent. Aux quatre coins du monde, elle donne leur corps, leur espoir, leur amour pour offrir la vie.
Je suis frappée par ce silence. Les larmes qui contournent leur joue, leur souffrance muette, comme si ce déchirement allait de soi. La délivrance puis les mots en langue adamique qui nous susurrent l’amour. Derrière, ces hommes, ces pères, si proches, si présents mais si loin de savoir la transcendance des corps, le mélange des chairs.
Mon regard change sous ces images, moi qui n’utilise généralement que le champ lexical du dégout et de la douleur pour parler de l’accouchement, suis forcée de constater que les mots qui ont tenu lieu de fil rouge pour ce documentaire, parfaitement réalisé, restent : beauté et amour. Deux mots dérisoirement simples qui renferment pourtant toute la complexité de la vie.
05 novembre 2007
girly
Les t-shirts avec des têtes de chats ? J’avoue ça m’a passé depuis une bonne vingtaine d’années, oui je ne suis plus très sûre de mes goûts jusqu’à mes 5 ans…Donc, j’ai du mal à imaginer qu’on puisse mettre 265€ dans un pull avec une gentille minette à la barrette rose(100% cachemire soit-il!)…Je viens de voir ce prix sur le web…Et vous l’aurez sûrement deviné la mode Hello Kitty me laisse perplexe. Jamais un article à son effigie ne m’a donné envie d’acheter, cependant, aujourd’hui je dois faire mon mea culpa ! Car j’avoue parfois, la petite chatte a de bonnes idées !!
En effet, ce pot d’échappement me fait bien sourire ! Le mieux serait d’être la copine d’un homme qui aime sa jolie voiture et de lui faire mettre ce pot par surprise ! Rassurez vous, ma situation sentimentale ne me permet pas de le faire, d’ailleurs je pense que ma situation financière non plus, même si je n’ai pas d’info sur le prix, je peux imaginer…
Je ne peux que sourire aussi devant les policiers thaïlandais, réprimandés pour non respect du règlement par…un brassard rose Hello Kitty, c'est sûr, leur crédibilité et leur « virilité » prennent un sacré coup de griffe !
Et j’avoue enfin ! J’ai quand même acheté récemment, pour un homme qui aime les t-shirts ridicules, et jouer au chat et à la souris, le t-shirt "where is Kitty?" sur lafraise.com :
Comme quoi finalement je l’aime bien la minette…:)
04 novembre 2007
Pourquoi pas?
A nouvelle vie, nouveau blog…
Fini la Pénélope éplorée face à un Ulysse pas très pressé de rentrer. Je deviens zen, enfin j’essaye ! Je me plonge dans ce qui m’habite depuis toujours, quelques mots éparpillés au gré de cahiers ou de pages web. Je suis écrivante, j’écris en vain.
Rejoindre la communauté des bloggers, sans avoir de textes spécifiques à écrire, c’est croire à la suprématie du Mot. Si j’ai une religion, elle est écriture. A l’heure où l’on nous assène que les nouvelles technologies tuent la littérature, la presse écrite et autres envies de lecture, il faut quand même remarquer l’explosion des blogs, qui démontrent bien, que quelque soit le support, l’écrit perdure.
Ce blog sera donc sans aucune prétention, le reflet de mon petit monde, des fictions, des chimères, du perso…Peu importe le sujet, l’important est que jamais l’envie d’écrire ne me quitte. Si tout n’est qu’inconstance, les mots sont des éternels refuges.



